Asger Dybvad Larsen (born in 1990 in Denmark) lives and works in Århus. He graduated from Jutland Art Academy in 2017. In recent years, Asger Dybvad Larsen’s work has centered on painting, exploring both its historical significance and an experimental, hands-on approach to traditional materials. His work makes clear nods to landmark artists and movements. For instance, casting paint trays in acrylic creates a direct formal echo of Frank Stella’s striped geometric canvases.
Transforming the paint tray into an image also reflects Larsen’s broader studio method, which is based on an endless loop of building up and tearing down. Nothing stays fixed. Pieces in progress are cut apart and reassembled, layered with added material, ripped open, and stitched shut again. What ultimately defines his practice isn’t any one completed object, but rather, this process itself. Each piece functions less as a standalone work and more as a trace of ongoing artistic exchange and transformation.
His studio operates like an archive that he can freely move through in any direction, pulling things apart and recombining them to build fresh contexts out of separate works, methods, and ideas. Yet, the archive itself never settles; it keeps changing. This means each piece reads as a single frame captured somewhere along the larger artistic trajectory through the archive’s shifting times and places.


Asger Dybvad Larsen (né en 1990 au Danemark) vit et travaille à Aarhus. Il est diplômé de la Jutland Art Academy en 2017.
Ces dernières années, le travail d’Asger Dybvad Larsen s’est concentré sur la peinture, explorant à la fois son poids dans l’histoire de l’art et une approche expérimentale et concrète des matériaux traditionnels. Sa production renvoie clairement à des artistes et des courants majeurs. Ainsi, en moulant des bacs à peinture dans de la résine acrylique, il crée un écho formel direct avec les toiles géométriques rayées de Frank Stella.
Faire du bac à peinture une image reflète aussi, plus largement, la méthode de travail de Larsen en atelier, fondée sur un va-et-vient permanent entre construction et destruction. Rien n’y demeure fixe. Les pièces en cours sont découpées puis recomposées, enrichies de matière ajoutée, déchirées puis recousues. Ce qui définit finalement sa pratique, ce n’est pas tel objet achevé, mais bien ce processus en lui-même. Chaque pièce fonctionne moins comme une œuvre autonome que comme la trace d’un échange et d’une transformation artistiques continus.
Son atelier fonctionne comme une archive dans laquelle il peut circuler librement, dans n’importe quel sens, séparant et recombinant les éléments pour construire de nouveaux contextes à partir d’œuvres, de méthodes et d’idées indépendantes. Pourtant, cette archive elle-même ne se fixe jamais ; elle continue d’évoluer. Cela signifie que chaque pièce se lit comme une image isolée, saisie à un moment de cette trajectoire artistique plus large, à travers les temps et les lieux changeants de l’archive.
