Doriane Huber lives and works in the Paris suburbs. A recent graduate of the Beaux-Arts de Paris in 2026, she develops a sensitive painting practice centered on color, memory, and matter.
Huber paints spaces that question our perception of reality, drawing on references from cinema, video games, and internet aesthetics. Her paintings depict places that are familiar yet unstable, close to liminal spaces or backrooms: silent, suspended settings where something seems about to happen without ever being explained.
Her compositions are organized around a central element: architecture, an opening, an object, within spaces conceived as controlled, almost fictional settings. Doors and windows appear there as thresholds, both protective and confining, while the painted edges of the canvas close the image in on itself, turning the painting into a self-contained world.
Color, evocative of childhood, toys, and screens, plays on contrasts between bright hues and dark zones, under an artificial light that creates an ambiguous atmosphere. Smooth surfaces recall the digital image, while certain visible textures come to disturb this apparent perfection.
Through precise perspectives and shifting planes, Huber creates spaces that are accessible to the eye but impossible to physically enter. A human absence is suggested through objects and traces, leaving the viewer alone before the image. More than narrative, it is tension and ambiguity that the artist seeks to establish: open canvases, suspended between reality and fiction, where the familiar tips into the strange.
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Doriane Huber vit et travaille en banlieue parisienne. Récemment diplômée des Beaux-Arts de Paris en 2026, elle développe une peinture sensible autour de la couleur, de la mémoire et de la matière.
Huber peint des espaces qui interrogent notre perception du réel, nourris de références au cinéma, au jeu vidéo et à l’esthétique d’internet. Ses tableaux mettent en scène des lieux familiers mais instables, proches des liminal spaces ou des backrooms, des décors silencieux et suspendus où quelque chose semble sur le point d’arriver sans jamais s’expliquer.
Ses compositions s’organisent autour d’un élément central : architecture, ouverture, objet au sein d’espaces pensés comme des décors contrôlés. Portes et fenêtres y apparaissent comme des seuils à la fois protecteurs et enfermants, tandis que les bords peints de la toile referment l’image sur elle-même, telle une boîte-monde.
La couleur, évocatrice d’enfance, de jouets et d’écrans, joue sur les contrastes entre teintes vives et zones sombres, sous une lumière artificielle qui installe une atmosphère ambiguë. Les surfaces lisses, proches de l’image numérique, sont troublées par certaines textures qui viennent en perturber la perfection apparente.
Par des perspectives précises et des décalages de plans, Huber crée des espaces accessibles au regard mais impossibles à traverser physiquement. L’absence humaine s’y devine à travers objets et traces, laissant le spectateur seul face à l’image. Plus qu’un récit, c’est une tension, une ambiguïté que l’artiste cherche à instaurer : des toiles ouvertes, suspendues entre réalité et fiction, où le familier bascule vers l’étrange.

2024
Diplôme de troisième anée, Beaux-Arts de Paris
2025
Stage dans l’atelier d’Adrien Belgrand près de Place de la Nation
2026
Exposition CRUSH, Beaux-Arts de Paris
DNSAP, Beaux-Arts de Paris
